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L’Australie légalise les psychédéliques thérapeutiques

L’Australie a confirmé un changement de paradigme. En effet, alors que le pays était fermé à l’idée d’utiliser des produits psychotropes pour accompagner les patients atteints de troubles tels que le stress, l’anxiété ou la dépression, Canberra a confirmé que les psychiatres australiens allaient avoir le droit d’utiliser des produits psychédéliques, pour soulager et éventuellement soigner les patients. On vous dit tout sur cette décision, la première de ce genre, au monde !

Stress et dépression : l’Australie légalise le cannabis et autres psychédéliques

En Australie, les questions en lien avec le cannabis et autres psychédéliques viennent d’être définitivement réglées. En effet, nos amis du “Down under” sont devenus les premiers à légaliser l’usage de psychédéliques (dont le cannabis fait partie), pour traiter les troubles mentaux. Une première qui pourrait ouvrir la porte à bon nombre de nouvelles réglementations à travers le monde. 

La raison ? Cannabis et autres psychédéliques sont souvent considérés comme des produits qui peuvent, de par leur action, nous aider à lutter contre certains troubles (stress, anxiété, dépression). Ainsi, la nouvelle réglementation (qui est entrée en vigueur le 1er juillet dernier) est très simple : les psychiatres australiens agréés peuvent prescrire toute sorte de produits comme de la MDMA pour le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et de la psilocybine pour les dépressions qui ont résisté à d’autres traitements. Rappelons toutefois que cette nouvelle législation ne signifie en rien que le cannabis et les psychédéliques sont définitivement utiles en ce sens. 

3 traitements sur une durée de 2 mois

Des études et des essais cliniques ont lieu un peu partout, notamment aux USA, au Canada ou encore en Israël. En outre, l’utilisation qui en sera faite sera contrôlée. En effet, cela ne se résumera pas à prendre une pilule et à rentrer à la maison. Bien au contraire ! Le patient sera très bien suivi. Il devra prendre 3 traitements d’une durée de 8 heures au total (par traitement) sur une durée qui va s’étaler sur 5 à 8 semaines. 

Attention toutefois à ne pas avoir d’espoirs trop élevés. Il ne s’agit pas d’un remède miracle. « J’ai lu des histoires de personnes qui ont fait ce que l’on appelle des bad trips, ou qui ont en fait revécu leur traumatisme, et nous devons donc faire preuve d’une grande prudence », a déclaré le Dr Musker. Dans tous les cas, tout a été mis en place pour aider les patients et malades à s’en sortir.

Premier geste, la TGA (l’administration australienne des produits médicaux et thérapeutiques) a confirmé le reclassement de certaines substances, comme la MDMA ou la psilocybine, au mois de février dernier. Cela permettait alors que ces produits soient utilisés dans un cadre médical. Attention, dans le cas contraire, il est interdit d’en utiliser. 

Des inconnues subsistent

Pour autant, il ne faut pas manquer de souligner le caractère audacieux de cette décision. En effet, la TGA (l’administration australienne des produits médicaux et thérapeutiques) avance un peu à l’aveuglette tant son projet est entouré d’inconnues. Seule lueur d’espoir, “certains signes prometteurs” qui font état de l’amélioration de la santé de certains patients, après la prise contrôlée de certaines drogues.

Les 3 choses à garder en tête concernant la décision australienne 

– Cannabis, MDMA ou psilocybine ont été autorisées dans un cadre purement thérapeutique par Canberra. L’objectif ? Accompagner les patients atteints de stress, d’anxiété, d’envie suicidaire ou de dépression.

– Cette décision peut surprendre. En effet, rien n’indique que ces substances peuvent véritablement aider et de nombreuses études sont toujours en cours, notamment au Canada, aux USA et en Israël.

– La consommation de produits psychotropes / psychédéliques reste interdite en Australie, hors cadre thérapeutique tel que celui que nous venons de vous présenter.

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