De nombreuses questions se posent quant à la consommation de cannabis. Quels sont les éventuels avantages, bénéfices de cette plante sur l’organisme ? Où en sont les études sur le sujet ? A contrario, quels sont les risques et dangers ? La consommation de cannabis est-elle un facteur d’aggravation de certaines conditions, de certaines maladies, notamment cardiovasculaires ? Dans la suite de cet article, on fait le point sur les dernières études menées sur le sujet, afin de vous aider à y voir plus clair et à comprendre comment la consommation de cannabis peut impacter votre organisme.
Le cannabis ne serait pas un facteur de crise cardiaque
Alors que de nombreuses études sont menées sur les questions en lien avec le cannabis, il s’avère que l’une d’entre elles est récemment venue confirmer que la consommation de cannabis n’était pas associée à un risque accru de crise cardiaque ! Ces résultats ont été publiés dans la revue American Journal of Cardiology.
En résumé, l’étude démontre que, par rapport aux personnes qui ne consomment pas de cannabis, celles qui en prennent au moins une fois par mois, ne courent pas un plus grand risque cardiovasculaire que les autres. Des données à manipuler avec précaution. En effet, celles-ci ont été ajustées selon plusieurs facteurs :
- l’IMC (indice de masse corporelle)
- la consommation d’alcool
- la consommation de tabac
- l’activité physique.
Des résultats toutefois surprenants
Mais deux résultats surprennent. Premièrement, le fait que les personnes qui ont consommé du cannabis une fois par mois (au moins) au cours des dix dernières années ne présentent pas, elles aussi, un risque accru de crise cardiaque. Mais ce résultat n’est pas nécessairement le plus surprenant !
En effet, les chercheurs ont découvert que les individus ayant consommé du cannabis et qui ont récemment décidé d’arrêter, avaient eux un risque accru de crise cardiaque. En d’autres termes, les fumeurs qui ont décidé de dire stop, ont un risque plus élevé de souffrir d’un infarctus, par exemple.
« Les preuves des effets néfastes sur la santé cardiovasculaire sont contradictoires et limitées par la capacité à quantifier avec précision la consommation, en particulier la méthode de consommation, la dose et la puissance. Étant donné l’accès croissant aux produits du cannabis aux États-Unis et dans le monde entier, il est nécessaire de poursuivre les recherches, particulièrement les études longitudinales et expérimentales. »
Des résultats contradictoires
Depuis plusieurs années maintenant, chercheurs et scientifiques tentent de comprendre comment les cannabinoïdes agissent sur la fonction cardiovasculaire. La raison est très simple. En effet, le cannabis (du moins, les cannabinoïdes psychotropes) entraîne une augmentation de la pression artérielle, mais aussi du rythme cardiaque.
Résultat, les chercheurs se sont longtemps inquiété d’un éventuel rapport entre consommation de cannabis et éventuels risques cardio-vasculaires… Mais les données récoltées semblent être toutes contradictoires. Outre celles citées ci-dessus, une étude menée en 2021, publiée cette fois-ci dans l’American Journal of Medicine, assure que la marijuana n’est pas associée à des risques cardiovasculaires.
Mais là encore, beaucoup d’informations manquent. Ces données sont-elles viables si une personne consomme beaucoup d’alcool ? Ces données sont-elles viables si une personne consomme beaucoup de tabac, mange gras ou pas équilibré ? Beaucoup de clarifications sont donc encore attendues !
Les 3 points à garder en tête concernant cette étude sur le cannabis
– Cette nouvelle étude sur la consommation de cannabis, suppose que les fumeurs (au moins occasionnels) de cannabis ne présentent pas de risques accrus de crise ou de maladie cardiaque / cardiovasculaire.
– Toujours selon cette étude sur les effets du cannabis sur la santé cardiovasculaire, il semblerait que les personnes qui s’arrêtent subitement de fumer du cannabis soient, quant à elles, exposées à des risques accrus de maladies cardiaques.
– Les données récoltées sont assez contradictoires et incomplètes puisqu’on ne sait pas ce que la consommation d’alcool, de tabac ou une mauvaise nutrition (en plus d’une consommation de cannabis) implique.
